Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le chef d’État de la République Démocratique du Congo (RDC), et Salva Kiir Mayardit du Sud-Soudan, ont exprimé leur volonté de résoudre rapidement la crise sécuritaire qui sévit dans la région de la Communauté des États d’Afrique de l’Est (CEAC). Ils ont souligné que cette crise entrave le bon fonctionnement de la CEAC et qu’il est impératif de relancer sans délai les processus de paix de Nairobi et de Luanda.

D’après le communiqué final de leur réunion, les deux leaders ont mis l’accent sur la nécessité d’une harmonie et d’une complémentarité entre les deux processus pour parvenir à une solution efficace et durable à la crise. Ils ont insisté sur l’importance de rétablir la paix, la sécurité et la stabilité dans l’Est de la RDC.

Lors de cette consultation, centrée sur la situation de la paix et de la sécurité au sein de la CEAC, ils ont rappelé que la paix et la sécurité sont des conditions préalables au développement socio-économique de la communauté.

Après sa visite à Kinshasa, le président sud-soudanais, qui est également le président en exercice de la CEAC, rencontrera successivement les présidents du Rwanda, du Burundi et de l’Angola, Joao Lourenco. Ce dernier a été nommé par l’Union Africaine pour faciliter la résolution de la crise entre la RDC et le Rwanda.

En réponse à la proposition de certaines organisations de la société civile de construire un mur entre le Rwanda et la RDC, Félix Tshisekedi a estimé que cela serait extrêmement coûteux pour la RDC, qui a besoin de ressources pour son développement. Il a déclaré : “La RDC a neuf voisins. Si nous devions ériger des murs tout autour de la RDC, je pense que nous regretterions d’avoir investi autant d’argent dans ce projet plutôt que de le consacrer à d’autres fins. Dieu seul sait combien la RDC a besoin de ressources pour son développement”.

Selon Félix Tshisekedi, la crise dans l’Est de la RDC n’est pas liée au peuple rwandais, mais plutôt au régime de Kagame, qui envahit le territoire congolais. Le président congolais a exprimé son désir de voir les deux peuples coexister en harmonie.

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