Mweso : la population fuit les combats entre le M23 et les FARDC

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La région de Mweso, dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu), est le théâtre de violents affrontements entre les rebelles du M23 et les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par des groupes armés locaux. Depuis mercredi soir, les combats ont fait plusieurs morts et blessés, et ont provoqué le déplacement de milliers de civils.

Selon des sources locales, les groupes armés locaux ont lancé une offensive jeudi matin contre les positions du M23 à Mbuhi, Bukama et Nyampanika, à environ 2 km de la cité de Mweso, sans parvenir à les déloger. Les rebelles du M23, qui occupent cette cité et ses environs depuis novembre dernier, ont riposté avec des armes lourdes, créant la panique parmi la population.

Des habitants de Mweso ont raconté avoir fui leurs maisons pour se réfugier à l’hôpital général et à la paroisse de la cité, où ils espèrent trouver une protection. D’autres ont pris la direction de Mpati, une localité plus éloignée des combats. D’après plusieurs sources, environ 85% de la population de Mweso vit dans des lieux de refuge, suite aux affrontements récurrents dans la région.

Le M23 est un mouvement rebelle composé d’anciens soldats congolais de l’ethnie tutsi, qui ont fait défection en 2012, accusant le gouvernement de ne pas respecter les accords de paix de 2009. Le M23 est soupçonné de bénéficier du soutien du Rwanda et de l’Ouganda, ce que ces pays nient. Le M23 a été officiellement dissous en 2013, après sa défaite face aux FARDC et à la brigade d’intervention de la Mission de l’ONU en RDC (MONUSCO), mais certains de ses combattants sont restés actifs dans l’est du pays.

Jeudi dernier, un calme précaire a été également observé dans la région de Karuba, Mushaki et Musekera, dans le groupement Bashali, au nord de Sake, après des bombardements des FARDC contre les positions rebelles. Ces opérations militaires s’inscrivent dans le cadre de l’offensive lancée par le gouvernement congolais pour rétablir l’autorité de l’Etat dans le Nord-Kivu, une province riche en ressources minières, mais déchirée par des conflits armés depuis plus de deux décennies.

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