La Guinée a connu un mouvement marquée par le coup d’État en 2021 qui a mis fin au règne autoritaire du président Alpha Condé. Depuis lors, le pays est dirigé par un régime militaire, qui s’est engagé à organiser une transition vers un pouvoir civil.

Dans son discours de fin d’année, le chef du régime, le colonel Mamadi Doumbouya, a annoncé l’organisation d’un référendum constitutionnel en 2024. Il s’agit d’une étape cruciale pour la refondation de la République de Guinée, qui a besoin d’une nouvelle Constitution qui garantisse les droits et les libertés des citoyens, ainsi que la séparation des pouvoirs et l’alternance démocratique.

Le colonel Doumbouya a affirmé que le projet de Constitution sera soumis à la consultation du peuple, et qu’il ne sera pas une simple copie d’autres textes, mais une œuvre originale qui s’inspire du passé pour bâtir l’avenir. Il a également promis que le régime militaire respectera le calendrier de la transition, et que des personnalités civiles seront nommées pour gérer les collectivités locales.

Ces annonces sont encourageantes, mais elles doivent être suivies d’actes concrets. La Guinée a trop souffert de la corruption, de la violence et de la répression sous le régime de Condé, qui avait modifié la Constitution en 2020 pour se maintenir au pouvoir. Le peuple guinéen aspire à la paix, à la justice et à la démocratie, et il ne doit pas être déçu par ses nouveaux dirigeants.

Le référendum constitutionnel de 2024 sera un test décisif pour la crédibilité du régime militaire, et pour l’avenir de la Guinée. Il faut espérer que le processus sera transparent, inclusif et participatif, et que le résultat sera respecté par tous les acteurs politiques. La Guinée a une chance historique de se doter d’une Constitution qui reflète ses aspirations et ses valeurs, et qui ouvre la voie à des élections libres et équitables. Il ne faut pas la laisser passer.

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